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UN BUT HUMANITAIRE
Les bénéfices de la "Foulée des Eoliennes" seront attribués à trois associations à but
humanitaire :
- LES AMIS DE BAMBA
- SANG POUR SANG
- HANDICHIENS
Février 2009 : Les Amis de BAMBA ont 20 ans !!!
Dimanche 15 février 2009, à la veille de son 63e anniversaire, Jean-Louis Silvestre courait... Il participait au trail de Gruissan.
De fait, il court depuis plus de 30 ans. Il se plaît à évoquer ses 24 marathons, sa "France en courant", et tout le reste. Et surtout le Paris - Gao - Dakar... une traversée du désert au sens propre.
Rien de vraiment très étonnant à ce que l'homme ait choisi, pour faire connaître son combat, d'organiser des courses pédestres. Mais son opposition très médiatique au rallye raid Paris - Dakar a certainement encore davantage servi son image. Dont on retient sa 2 CV "Pas Dak'", faisant face aux monstres de passage.
Plus discret, mais pas moins efficace, son appel à un réseau datant des années où il travaillait pour les Nations Unies a fait ses preuves.
En témoigne l'épais dossier de courriers reçus au fil de ces 20 ans. Où l'on retrouve des signatures comme celles de Javier Perez de Cuellar ou Kofi Annan (deux anciens présidents de l'ONU) ; de Michel Jobert ou Edgar Pisani, anciens ministres ; Alpha Oumar Konaré, président de l'Union africaine et ex président du Mali ; Amadou Toumani Touré, actuel président malien...Mais aussi, une lettre manuscrite de Mireille Darc ainsi qu'un poème et un petit texte de Claude Nougaro.
Tous, bien sûr, encouragent et soutiennent la lutte engagée par Jean-Louis Silvestre. Persuadés, comme ce dernier qu'aider les populations « est le plus sûr moyen d'éviter l'exode rural et l'immigration ». Cela malgré des conditions de travail pas toujours très faciles, sur place.
S'il se présente enfoui sous les documents et dossiers, c'est pourtant devant deux gâteaux qu'il aurait dû passer sa journée. En effet, Jean-Louis Silvestre fêtait hier son anniversaire personnel mais aussi les 20 ans de son association Les Amis de Bamba.
Vingt années bien remplies pour l'ancien fonctionnaire des Nations Unies à la retraite très active. Qui, avec la trentaine de membres que compte son association, tente d'aider les populations du Sahel, entre Bamako, Bamba, Gao et Kidal.
Dans ce but, Les Amis de Bamba ont organisé des événements sportifs - d'abord à Gruissan, dans les années 90, puis, les dernières années, à Névian et Bizanet - afin d'obtenir des moyens financiers. Ainsi qu'un soutien appréciable d'associations audoises et de diverses fondations (François-Mitterrand, Jacques-Chirac, etc.).
Ils ont ainsi pu mettre sur pied pas moins de 31 projets au sein d'un travail « d'autant plus positif qu'il se fait en collaboration avec des associations maliennes », se réjouit Jean-Louis Silvestre.
Depuis 1989, Les Amis de Bamba ont lancé des programmes de formation - entre autres aux métiers de puisatier, de mécano ou de chauffeur -, de maintenance avec la rénovation d'un centre sanitaire, le creusement de canaux d'irrigation, le balisage de pistes... Ils ont aussi mis en place une éolienne permettant d'alimenter un réservoir de 6 000 l d'eau potable. Ou encore créé une banque de micro crédit gérée par Ania, une association de femmes maliennes – « ce qui a demandé du temps et presque une année de palabres entre femmes d'ethnies différentes » , rappelle Jean-Louis Silvestre.
Sans oublier le centre social, opérationnel cette année après avoir été restauré à l'intention des jeunes et des femmes de Bamako. Ni d'ailleurs le jumelage entre les écoles d'infirmiers de Narbonne et Gao. Avec, au bout de la démarche, la création d'une cantine pour les écoliers qui peuvent ainsi éviter une longue marche quotidienne.
Mais aujourd'hui, le projet qui occupe une place centrale n'est autre que la culture de vitroplants - des "bébés éprouvettes" de palmiers - menée avec un centre spécialisé en Espagne. Quelque 160 plants aujourd'hui, un millier demain, devraient permettre de planter 220 ha au nord du pays, sous couvert du ministère de l'agriculture malien. Et fournir un emploi à près de 300 familles. Outre la résistance toute particulière de ces plants, ils ont l'avantage de produire des dattes charnues très appréciées.
Le sujet constitue l'élément central du proche avenir de l'association. Un avenir qui restera « pluridisciplinaire et pluridimensionnel ».
Nous vous proposons de mieux découvrir l'Organisation Non Gouvernementale (ONG)
LES AMIS DE BAMBA
Jean-Louis
SILVESTRE, natif de Caunes-Minervois, s'est épris du village de Bamba, un beau jour de
janvier 1987, au Mali, sur les rives du fleuve Niger. Au milieu du Sahel,
quelque part entre Gao et Tombouctou, "son nom a sonné à mon oreille.
L'accueil, la chaleur de ces gens, j'ai eu le coup de foudre". Les
souvenirs défilent.... la première pompe, le premier puits, l'éolienne, la
mission de 90 où le convoi à mis 11 jours pour arriver à Bamba, à travers
l'Algérie et le Mali.
"Il y a de l'eau dans le désert, le
problème c'est de pouvoir l'exploiter. Elle est très en profondeur".
Depuis 1993, une éolienne multipale de 16m de haut puise l'eau à 25m. "Elle
fait la fierté du village, aucun autre ne possède pareille installation".
Le marbre de Caunes, une plaque commémorative pour les 10 ans, veille au
pied des 6000 litres de son réservoir, et témoigne à jamais des liens
scellés entre l'homme blanc et Bamba. Le président de la République malienne,
Alpha Oumar Konaré, est reconnaissant lui-même :"J'apprécie hautement
l'intérêt que vous attachez au développement du Mali ainsi que les efforts
que vous déployez si généreusement dans le sens de la satisfaction des
besoins des populations" lui a t'il écrit. L'eau est précieuse, car
toutes choses partagent la même source : la bête, l'arbre, l'homme. Les eaux
tranquilles du Niger baignent la plaine du Zan-Zan : l'irrigation des rizières
est un des multiples projets de la longue liste des "Amis de Bamba".
Ces idées pour ce village de 1800 âmes, sité au Nord du Mali, près de Gao,
menacé par la sécheresse, le paludisme et le sida, cet autodidacte les puise
dans ses courses. "Le flottement que procure la course à pied donne une
faculté à penser, à déblayer le terrain. C'est un erichissement des
relations humaines, une aventure et un épanouissement". La course
porte conseil.
Sa foulée à épousé tous les sols : la
Martinique, la diagonale des Fous à la Réunion, les vignobles du Médoc, les
100 km de Millau, la France en Courant ou encore les 22 marathons dont Figeac,
Barcelone, Reims, Vienne, Lausanne, New-York, Paris, Londres.... "J'ai
couru la marathon en 3h13", c'était avant son premier Paris-Gao-Dakar
: 6600 km dans les neiges du Morvan, le désert du Sahara, jusqu'au lac rose, le
tout en 25 jours.
Il en a extrait le suc de l'humanité : "doit-on continuer à vivre dans
un monde qui spécule, et laisser les petites gens sur la touche ? il y a
beaucoup à faire pour sensibiliser l'opinion. Au lieu de quelques milliards de
profit, quelques milliers suffiraient au bonheur du Bengladesh ou de la Costa
Rica".
Ce fonctionnaire international de l'ONU n'a pas
attendu de croiser Bamba pour prendre son bâton de pèlerin, chausser ses
baskets et arpenter les sentiers de la bonne cause. Dans la cour des Nations
Unies, à Genève, il mobilise déjà l'opinion, court aux côtés de
Jean-Claude Killy. Il est un farouche dévenseur du "fond 1% pour le
développement". En 1977, il fait partie de ses membres fondateurs : il
s'agit de prélever 1% sur les salaires des fonctionnaires de l'ONU, pour
élaborer et financer des petits projets dans les pays en voie de
développement. Toutes les relations entretenues dans les couloirs des Nations
Unies, les Michel jobert, les Bernard Kouchner, sont autant d'appuis qu'il
n'hésite pas à solliciter. Il canalise ainsi les énergies et des fonds pour,
goutte à goutte, alimenter la source de Bamba, son "enfant chéri".
Principales réalisations des Amis de Bamba :
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Stages de puisatiers et de mécanicien
(1989)

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Un camion pour le Sahel (1990)

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Une éolienne dans les jardins de Bamba
(1993)

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Rénovation du dispensaire et aide médicale
(1994)
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Fédération des femmes, création d'une
coopérative agricole, apport d'un moulin à mil et d'une décortiqueuse
(1997)
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Jumelages de Caunes avec l'école de Bamba;
de l'hopital de St-Girons avec Gao; de Longjumeau (Essonne) avec Bamba
(1999)
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Financement d'un aérogénérateur
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Financement d'une radio locale
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Création d'un périmètre d'irrigation de
210 ha de la plaine de Zan-Zan
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Création d'un atelier de confection
vestimentaire à Bamako
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Mise en place d'une banque de microcrédit
destinée à une association de femmes (2004). Alimentée par un fonds de
5000 euros, rassemblés grâce aux actions de l'association en 2003, elle
fonctionne depuis et a accordé des microprêts (60 euros environ). Les
familles en sont les premières bénéficiaires, qui vont pouvoir acheter,
qui des semences, qui du bétail... Ce n'est pourtant pas une banque comme
les autres: pour respecter les préceptes du Coran, les prêts sont
accordés sans intérêts, et surtout, les remboursements sont destinés à
reconstituer le capital initial, permettant d'accorder un prêt à de
nouvelles familles.
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Jumelage de l'Ecole d'infirmières de Gao
avec l'Institut de soins infirmiers de Narbonne : deux jeunes narbonnais
(Marie-Aude Monsterleet et Teddy Martin) passent un mois dans un pays où
soigner une population dont la moitié à moins de 15 ans et dont
l'espérance de vie est de 40 ans relève d'un véritable défi. Dons de
matériel médical et de médicaments, visites de dispensaires, stage à
l'hopital local... le dépaysement a été total. Parallèlement, deux
étudiants maliens (Aminata Maiga et Alhamdou Traoré) ont passé un mois à
Narbonne où ils ont pu mesurer le fossé technologique entre les 2 pays. De
solides liens de sympathie se sont tissés entre ces 4 futurs professionnels
de la santé.
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Dernière initiative : il s'agit de planter
des palmiers dattiers pour que, dans 4 ans, la récolte puisse constituer un
plus là où beaucoup de choses manquent. "Pour un palmier, il faut
de l'eau et de la chaleur". Les plants de palmiers sont élevés
"in vitro" à Elche en Espagne, au sein du centre de recherche
"Phoenix" de Michel Ferry, ingénieur agronome. 160 pousses de
palmiers dattiers y ont été mises en nourrice, en attendant d'être
transplantées dans des zones fertilisables et irrigables de Bamba. Le but
étant de remettre en activité quelque chose de simple, les palmiers
arriveront fin février 2007 en Afrique, il faudra ensuite patienter 4 ans
pour récolter les premières dattes.
Cette initiative a de nombreux objectifs : remettre en culture le palmier
dattier (agricole), fixer la population locale autour de ce chantier
(social) et lutter contre l'avancée du désert (écologique).
- Courrier de Mr Arouna TOGOLA à la directrice de l'école de FERRALS (nov 2008)
- ONG Les Amis de Bamba;
Jean Louis SILVESTRE, 48 rue Paul Louis Courier, 11100 NARBONNE - Tél : 06
83 34 88 83
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